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Les secteurs qui recrutent en Suisse romande

Quels sont les secteurs qui recrutent en Suisse romande ? Santé, construction, ingénierie, horlogerie, finance : les métiers en tension et où postuler.

Mis à jour · 2 septembre 20267 minpar
Vélo appuyé contre un mur près d'une porte de bureau, lumière du matin
En bref

Les secteurs qui recrutent en Suisse romande se concentrent dans quatre domaines en tension : la santé (infirmiers, aides-soignants, médecins), l'encadrement de la construction (chefs de chantier, contremaîtres, conducteurs de travaux), l'ingénierie et les métiers techniques, et l'électronique. S'y ajoutent des piliers régionaux : horlogerie, finance et banque privée, hôtellerie-restauration. Ce sont les secteurs où les employeurs peinent à trouver du personnel, y compris parmi les frontaliers. À l'inverse, l'administratif, la finance de bureau et une partie de l'informatique recrutent moins qu'avant, sous l'effet de l'automatisation.

« Je veux travailler en Suisse, mais dans quel domaine ai-je vraiment mes chances ? » C'est la question que se posent des milliers de Français et de frontaliers chaque année. Et elle est saine : viser un secteur qui embauche change tout, surtout quand on postule depuis l'autre côté de la frontière et qu'on part avec la contrainte du permis G.

La Suisse compte plus de 225 000 postes vacants et attire toujours plus de travailleurs de l'étranger. Mais le marché n'est pas uniforme : certains métiers manquent cruellement de bras, d'autres se sont refroidis. Cet article fait le tri des secteurs qui recrutent en Suisse, secteur par secteur, avec un focus sur la Suisse romande et sur ce que ça implique quand on candidate en tant que frontalier.

Quels secteurs sont vraiment en pénurie en Suisse ?

Chaque année, le groupe Adecco publie un indice de la pénurie de main-d'œuvre en Suisse. En 2025, cet indice a nettement reculé, d'environ 22 % par rapport à 2024, revenant proche de son niveau d'avant la pandémie. Autrement dit, le marché se rééquilibre : il reste porteur, mais moins tendu qu'au sortir du Covid.

Le point important pour toi : sur 32 catégories de métiers analysées, seules 4 présentent encore un déséquilibre marqué entre l'offre et la demande. Ce sont celles où tu as le plus de chances de recevoir une réponse.

Secteur en tensionExemples de métiersPourquoi ça recrute
SantéInfirmiers, aides-soignants, médecins spécialistes, pharmaciensVieillissement de la population et hausse de la demande en soins
Encadrement de la constructionChefs de chantier, contremaîtres, conducteurs de travauxActivité soutenue et manque de profils qualifiés
Ingénierie et techniqueTechniciens en construction mécanique, automatisation, procédésBesoins industriels durables malgré la conjoncture
ÉlectroniqueÉlectriciens, techniciens électroniquesTransition énergétique et modernisation des installations

La santé arrive en tête depuis plusieurs années, portée par le vieillissement démographique. Viennent ensuite l'encadrement de chantier et les métiers techniques d'ingénierie. Ces domaines partagent un point commun : ils exigent une qualification concrète et ne peuvent pas être automatisés facilement.

Et les secteurs qui recrutent moins ?

Autant le savoir avant de te lancer : tous les métiers ne sont pas logés à la même enseigne. En 2025, la demande a reculé dans les professions administratives, commerciales et informatiques (TIC), ainsi que dans une partie de la finance de bureau.

Ce sont justement les métiers les plus exposés à l'intelligence artificielle qui enregistrent les plus fortes baisses de postes vacants, avec une hausse du chômage pour ces profils. Cela ne veut pas dire qu'on ne recrute plus dans l'informatique ou la finance : cela veut dire que la concurrence y est plus rude et qu'il faut un dossier vraiment solide pour sortir du lot. Si c'est ton domaine, ta candidature doit être irréprochable et taillée pour chaque offre.

Quels secteurs recrutent en Suisse romande en particulier ?

Au-delà des grandes tendances nationales, la Suisse romande a ses spécificités. Le canton de Vaud, par exemple, figure parmi les plus dynamiques de la région en volume d'offres. Voici les moteurs propres à l'arc lémanique et au bassin genevois.

Secteur romandCe qu'il faut savoir
Santé et socialTous cantonsRecrutement continu d'infirmiers et d'aides-soignants, dans les hôpitaux comme dans les EMS
HorlogerieGenève, Vaud, Neuchâtel, arc jurassienManufactures de luxe et sous-traitance ; besoins d'opérateurs, horlogers et ingénieurs
Finance et banque privéeGenève, VaudGestion de fortune, compliance, assurances ; l'anglais est souvent un atout majeur
ConstructionTous cantonsMaçons, chefs de chantier, ouvriers qualifiés ; secteur qui embauche sans relâche
Hôtellerie-restaurationGenève, Riviera, stationsEn manque de personnel depuis la pandémie
Pharma et sciences de la vieArc lémaniqueBassin dense d'entreprises et de laboratoires autour de Genève et Lausanne

Ces secteurs cohabitent : Genève concentre la finance, l'horlogerie et les organisations internationales, tandis que la santé, la construction et la restauration recrutent partout, du bassin lémanique aux vallées.

Ces secteurs recrutent-ils des frontaliers ?

Oui, et massivement. À la fin du troisième trimestre 2025, environ 410 000 personnes disposaient d'un permis G en Suisse, dont plus de la moitié venaient de France (57,6 %). Le bassin genevois est le premier concerné : fin 2024, près de 115 000 frontaliers travaillaient dans le canton de Genève.

Où travaillent-ils ? Les données genevoises sur les nouveaux frontaliers en 2024 donnent un ordre de grandeur clair.

Secteur (nouveaux frontaliers, Genève 2024)Volume
Restauration~1 900
Santé et social~1 900
Commerce de détail~1 600
Construction~1 300

Plus largement, en Suisse romande, la santé, l'informatique, la finance, l'horlogerie et la construction sont les secteurs les plus demandeurs de frontaliers. Le secteur financier à lui seul emploie plusieurs milliers de frontaliers, avec des débouchés en banque privée, gestion de fortune, compliance et assurances.

Le message est simple : si tu vises un de ces domaines, ta nationalité française n'est pas un obstacle. Ce qui fera la différence, c'est un dossier aux codes suisses. Pour les bases du statut, du salaire et des démarches, notre guide pour travailler en Suisse quand on est frontalier fait le tour de la question.

Comment postuler dans le bon secteur quand on candidate depuis la France ?

Cibler un secteur porteur ne suffit pas : encore faut-il présenter une candidature calibrée pour la Suisse. Trois réflexes changent tout.

  • Adapte ton CV aux codes suisses. Un CV suisse est sobre, chronologique inversé, sans exagération. Ce qui passe en France peut détonner ici. Si tu débutes, commence par notre guide pour trouver un emploi en Suisse romande.
  • Postule sur les bons canaux. Les plateformes d'emploi, les sites des grands employeurs romands et le réseau comptent autant que les annonces publiques. Beaucoup de postes en tension se pourvoient vite.
  • Personnalise chaque candidature. Un CV générique se repère au premier coup d'œil, surtout dans un secteur concurrentiel. Adapter ton dossier à l'offre précise, c'est ce qui déclenche l'entretien.

C'est exactement ce que fait candidat.app : à partir de ton parcours, l'outil génère un CV et une lettre adaptés à chaque offre, calibrés aux codes suisses, sans rien inventer sur ton profil. Tu gardes le contrôle, tu gagnes du temps sur la mise en forme, et tu postules avec un dossier qui parle la bonne langue.

En résumé

En Suisse romande, quatre domaines tirent le recrutement : la santé, la construction (surtout l'encadrement), l'ingénierie technique et l'électronique, auxquels s'ajoutent des secteurs régionaux forts comme l'horlogerie, la finance et l'hôtellerie-restauration. À l'inverse, l'administratif, une partie de la finance de bureau et de l'informatique recrutent moins qu'avant, sous l'effet de l'automatisation. Pour les frontaliers, ces secteurs restent grands ouverts : plus de 410 000 permis G en Suisse, une majorité de Français, et des milliers d'embauches chaque année à Genève seule. La clé, une fois le bon secteur ciblé, c'est un dossier aux codes suisses et adapté à chaque offre.

FAQ

Quel est le secteur qui recrute le plus en Suisse ?

La santé arrive en tête depuis plusieurs années, portée par le vieillissement de la population. Infirmiers, aides-soignants, médecins spécialistes et pharmaciens font partie des profils les plus recherchés dans toute la Suisse, Suisse romande comprise.

Peut-on trouver un emploi en Suisse en tant que frontalier français ?

Oui. Plus de la moitié des 410 000 titulaires d'un permis G viennent de France. À Genève, près de 115 000 frontaliers travaillent, surtout dans la santé, les services, le commerce et la finance. Les employeurs recrutent volontiers de l'autre côté de la frontière dans les secteurs en tension.

Faut-il parler allemand pour travailler en Suisse romande ?

Non, le français suffit dans la plupart des cas en Suisse romande. En revanche, l'anglais est un vrai atout dans la finance, les multinationales et les organisations internationales. L'allemand devient utile surtout si tu vises des postes à cheval sur plusieurs régions linguistiques.

Quels secteurs recrutent moins en ce moment ?

Les métiers administratifs, commerciaux et informatiques, ainsi qu'une partie de la finance de bureau, ont vu leurs postes vacants diminuer en 2025. Ce sont les fonctions les plus exposées à l'automatisation. On y recrute encore, mais la concurrence est plus forte.

L'horlogerie recrute-t-elle encore en Suisse romande ?

Oui. L'horlogerie reste un pilier de l'emploi dans l'arc lémanique et l'arc jurassien (Genève, Vaud, Neuchâtel). Les manufactures et leurs sous-traitants recherchent régulièrement opérateurs, horlogers et ingénieurs, avec des besoins qui suivent les cycles du marché du luxe.

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